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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 05:54

La réponse peut être : "J'apprends car je veux connaître de plus en plus" ou "Je redouble pour être le meilleur" .

 

Les 2 choix sont argûmentés... 

Le 1er est le choix de la Liberté alors que le 2ème exprime la Dépendance (de l'avis des autres).

 

Ceci me rappelle cette réflexion d'un philosophe (Thucidide?) vivant 400 ans avant J.C.

"La clef du Bonheur c'est la Liberté et la clef de la Liberté c'est l'Audace"

 

Mais j'en viens au fait :

Mon frangin, qui a 5 ans de plus que moi, m'a adressé cette lettre ouverte de B. PIVOT

(Il n'a toujours pas renoncé à l'espérance d'améliorer mon discernement qui, suivant ses critères, fait de la résistance) 

 

Je vous propose d'arbitrer en vous communiquant la réponse que je leur ai adressée :

Voici donc la déclaration de Bernard et celle de Françoisette, une Françoise de plus en plus "ette", sans aucun doute.

 

VIEILLIR selon Bernard Pivot :

Vieillir, c’est chiant.
J’aurais pu dire : vieillir, c’est désolant, c’est insupportable, C’est douloureux, c’est horrible, c’est déprimant, c’est mortel. Mais j’ai préféré « chiant » parce que c’est un adjectif vigoureux qui ne fait pas triste.
Vieillir, c’est chiant parce qu’on ne sait pas quand ça a commencé et l’on sait encore moins quand ça finira. Non, ce n’est pas vrai qu’on vieillit dès notre naissance. On a été longtemps si frais, si jeune, si appétissant. On était bien dans sa peau. On se sentait conquérant, .invulnérable.  La vie devant soi.
Même à cinquante ans, c’était encore très bien. Même à soixante. Si, si, je vous assure, j’étais encore plein de muscles, de projets, de désirs, de flamme. Je le suis toujours, mais voilà, entre-temps, quand j’ai vu le regard des jeunes, des hommes et des femmes dans la force de l’âge, qu’ils ne me considéraient plus comme un des leurs, même apparenté, même à la marge.
J’ai lu dans leurs yeux qu’ils n’auraient plus jamais d’indulgence à mon égard. Qu’ils seraient polis, déférents, louangeurs, mais impitoyables.
Sans m’en rendre compte, j’étais entré dans l’apartheid de l’âge.  Le plus terrible est venu des dédicaces des écrivains, surtout des débutants. « Avec respect », « En hommage respectueux », Avec mes sentiments très respectueux».   Les salauds!

.../... Un jour, dans le métro, c’était la première fois, une jeune fille s’est levée pour me donner sa place. J’ai failli la gifler. Puis la priant de se rasseoir, je lui ai demandé si je faisais vraiment vieux, si je lui étais apparu fatigué.
- « Non, non, pas du tout, a-t- elle répondu, embarrassée. J’ai pensé que… »
    
Moi aussitôt : «Vous pensiez que? --
  
- « Je pensais, je ne sais pas, je ne sais plus, que ça vous ferait plaisir de vous asseoir ! ».
    
« Parce que j’ai les cheveux blancs? "
      Rêver
’est se souvenir tant qu’à faire, des heures exquises. C’est penser aux jolis rendez-vous qui nous attendent. Cest laisser son esprit vagabonder entre le désir et l’utopie.  La musique est un puissant excitant du rêve. La musique est une drogue douce.
       J'
merais mourir, rêveur, dans un fauteuil en écoutant soit l’adagio du Concerto no 23 en la majeur de Mozart, soit, du même, l’andante de son Concerto no 21 en ut majeur, musiques au bout desquelles se révéleront à mes yeux pas même étonnés les paysages sublimes de l’au-delà.
       M
ais Mozart et moi ne sommes pas pressés. Nous allons prendre notre temps.
      
Avec l’âge, le temps passe, soit trop vite, soit trop lentement. Nous ignorons à combien se monte encore notre capital. En années? En mois? En jours?
      
Non, il ne faut pas considérer le temps qui nous reste comme un capital. Mais comme un usufruit dont, tant que nous en sommes capables, il faut jouir sans modération.
      
Après nous, le déluge?  Non, Mozart. 
       
Bernard PIVOT.
      
Ecrivain, Journaliste, linguiste.français

 

Réponse d'une Amie des Poètes chronique, votre correspondante :

 

                Ecrit avec talent 
                Exprime clairement
                L'erreur d'un humain dépendant :
                Dépendant de l'image
                Qui nourrit la croyance 
                Que le redoublement est une performance.
                Etre un meilleur chronique tel est son argument.
               Je préfère de loin celui qui nous échoit :
               Eternel Apprenant. Ceci sera mon choix.

               L'homme qui sur le quai
               Tel Ulysse jadis
               Tente de s'attacher
               Pour retenir le train
               Se trouve écartelé
               Il est normal qu'il crie.

               Mais l'autre, le curieux
               Qui a gardé sa place
               Continue son parcours
               Et jamais ne se lasse.

               Il explore Aujourd'hui
              Quant à ses goûts d'hier
               Il les laisse derrière
               Et il se réjouit.
 
               Il demeure devant
               Laissant aux étudiants
               Les cours des temps d'avant.

 

               Pour l'âme d'un chercheur
               Le nouveau est Bonheur
               Ne comptant pas les heures,
               Ce ferment de la peur,
               Il désire la suite
               L'attend...   Et la mérite.

               Ma réponse à Bernard
               Et à ceux qui le croient :
                "Modifie ton regard".

               Alors tu trouveras
               Le royaume des Cieux
               Du 1er au 7ème
               Et tu aimeras tout
               En commençant par toi
               Puis "ton prochain, comme toi-même". 

            Françoisette  ANRIGO-MARTIN

            Amie des Poètes et soeurette de Gérard

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Published by Les AMIS des POETES - dans lisons ensemble nos petits mots
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commentaires

Lise 22/10/2012 13:50

Quand nous laissons de côté toutes les "utilités" dans nos vies que reste t'il ?

N'est ce pas la Vie qui se déploie alors dans cet "inutile" ?

Les AMIS des POETES 22/10/2012 21:14



Ce serait plutôt le sommeil, aussi paradoxal soit-il.


Je ne pense pas que "tout est vanité !"  Je pense que "tout" a un sens même si on ne sait pas toujours l'étape vers laquelle il mène. 


PS : Je rectifie le début de ma réponse car le sommeil est utile déjà à soi. Et ce qui est utile à soi n'est pas plus négligeable que ce qui est utile à l'autre. "Ce serait trop injuste" comme le
dit Calimaro !



Lise 22/10/2012 09:01

Modifier son regard..
Cultiver en soi "la passion pour l'inutile"

Giono en parlait ainsi :
" La jeunesse, dit l’homme, c’est la joie. Et, la jeunesse, ce n’est ni la force, ni la souplesse, ni même la jeunesse comme tu disais: c’est la passion pour l’inutile."

Les AMIS des POETES 22/10/2012 12:08



Je ne peux adhérer à la notion d'inutile.


Je suis trop attachée à la notion de reliance qu'elle soit consciente ou pas. que la réception corresponde à l'émission ou pas.


Pour moi, si on accepte le vocabulaire des qualificatifs utilisés en tant que repère sur l'axe du temps,  la "jeunesse" serait le désir d'apprendre et la joie d'en savoir un
peu plus, tremplin de la curiosité qui suit.


Pas un apprentissage que pour soi, un apprentissage à finalité de partage (ou d'utilisation pour la collectivité) rémunéré, en monnaie ou autre forme de récompense, suivant notre
positionnement sur l'échelon, de l'échelle des besoins de Maslow, où on campe à ce moment là.


Amicalement


Françoise


PS : Nos échanges sont toujours plaisants mais jamais inutiles et peut-être pour plus que pour nous deux...Alliance avec la Vie : Pour les Autres c'est à elle que revient le mode
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